On n’est pas d’accord sur l’origine du nom Mondeuse. Les uns pensent qu’il vient du savoyard « moduse » ou « mandousa » « espèce de raisin qui rend beaucoup de moût ». Les autres disent qu’il dérive d’un terme de Suisse romande qui signifie « plant de vigne dont les feuilles tombaient avant la vendange ».

On manque d’informations sur ce cépage, Pierre Tochon dit qu’elle est « un plant isolé en Savoie, qui, ici pas plus qu’ailleurs, n’a formé de famille », il lui reconnaît cependant des qualités incontestables. L’analyse de son ADN révèle que la Mondeuse blanche est un des géniteurs de la Syrah en ayant été croisée avec la Dureza (Ardèche).

La Mondeuse blanche n’est pas la forme blanche de la Mondeuse noire, pas plus qu’elle ne doit être confondue avec la Roussette d’Ayze, ni avec la Molette. On pense que ce cépage se dénomme ainsi car il était autrefois planté en foule avec la Mondeuse Rouge, on pouvait alors incorporer quelques pourcentages du cépage blanc pour « arrondir » les tanins du cépage rouge. Ce cépage est aussi cultivé dans le Bugey.

Synonymes : donjin en Savoie, dongine dans l’Ain.

Aire de culture : la Mondeuse blanche n’est cultivée que par de rares producteurs et il faut bien reconnaître que les résultats sont inégaux. On a notamment entendu à propos de l’une : « plus plate, elle ferait creux ! » On peut la trouver en Combe de Savoie et dans la cluse de Chambéry où de plus en plus de vignerons sont séduits par ses qualités.

Caractéristiques : le cep est moins vigoureux que celui de la Mondeuse rouge. Les feuilles sont vert pâle, de taille moyenne, les cinq lobes sont très découpés, le sinus pétiolaire est largement ouvert, dentelure fine et régulière. Le bourgeonnement est tardif. La grappe est sphérique et ailée, régulière, allongée. Les grains sont ovoïdes, de couleur vert doré à maturité.

Vin : c’est un vin blanc complexe qui peut titrer plus de 12°, ample, moyennement acide et racé.