L’origine du nom Gringet est inconnue.

Synonymes : Roussette basse …

Origine : La tradition voudrait qu’il ait été rapporté d’Italie au Moyen Âge par des évêques, ou qu’il soit un cépage autochtone issu de l’adaptation d’un Traminer (bonjour aux vignerons Alsaciens) lui-même de la famille des Savagnins Jaunes (bonjour aux vignerons du Jura et du Valais en Suisse). De récents travaux autour de son ADN le présentent comme un cépage unique purement savoyard peut-être cousin de la Molette.

Aire de culture : le Gringet occupe 11 % du vignoble haut-savoyard, il est cultivé dans la vallée de l’Arve, notamment sur les communes d’Ayze et de Marignier.

Caractéristiques : cep vigoureux, feuilles petites, arrondies, souvent plus larges que longues, généralement trilobées. Surface foliaire bullée, peu recouverte de poils couchés, face intérieure fortement tomenteuse. Grappes petites à moyennes, ramassées, compactes. Baies petites, rondes à allongées, pellicule épaisse vert ambré, saveur fine.
Le Gringet est assez exigeant quant au sol et au site, il a besoin de terres fortes, argileuses.
Maturité tardive, rendement faible, compris entre 67 et 78 hl/ha pour l’Ayze mousseux.

Clone agréé : 947.

Crus savoyards : un seul l’Ayze. Le Gringet donne aussi des vins tranquilles surprenants et agréables.

Vin : l’Ayze pétillant ne doit pas excéder 12,5°. C’est un vin qui peut être assez déconcertant pour des palais non avertis : il “râpe” un peu la bouche, mais sa rudesse a tendance à s’assouplir avec l’âge. Il est caractérisé par des arômes de pêche blanche et des senteurs de jasmin. L’amateur averti retrouvera certains arômes des vins du Jura.
Bu sans modération ce vin pétillant peut se montrer impitoyable au réveil.