Le nom Chardonnay est emprunté à une localité viticole de Saône et Loire.

Le Chardonnay appartient à la famille des Pinots, la plus répandue dans le monde. Il est souvent confondu avec le Pinot Blanc. C’est le cépage de base du Champagne. Il est peu propice comme raisin de table.

Synonymes : Chardonnet avant le XXème siècle, Petite Sainte-Marie, Beaunois, Auxerrois, Blanc de Champagne, Pinot Blanc Chardonnay …

Origine : on dit qu’il a été importé en France par les Croisés, puis répandu en Bourgogne par les Bénédictins. Son ADN montre en fait qu’il est issu d’un croisement entre le Pinot et le Gouais. On reconnaît la valeur de ce cépage vers 1850. En 1958 c’est Galet qui attribue au Chardonnay sa caractéristique unique : le sinus pétiolaire dégarni, il le sépare ainsi du Pinot Blanc et le classe comme cépage propre.

Aire de culture : il est cultivé avec plus ou moins de bonheur dans presque tous les pays viticoles de la planète. 20000 ha en France : Bourgogne, Champagne, Alsace, Mâconnais, Côte d’Or (Montrachet), Chablis.
On peut le trouver un peu partout sur les coteaux de Savoie où il occupe 2 % du vignoble.

Caractéristiques : différences par rapport au Pinot Blanc : feuilles d’un vert plus foncé, plus lisses, moins bullées. Sinus pétiolaire en U ouvert, limité par les nervures et non pas par le limbe. Grappes généralement plus petites. Baies petites, jaune à jaune d’or. Jus abondant, très sucré.

Le greffage est facile ; le Chardonnay demande une taille longue ; il est sensible au millerandage, à l’oïdium et au botrytis des baies mais assez facile à défendre contre le mildiou et la pourriture. Rendement généralement moins important qui doit être compris entre 67 et 78 hl/ha.

Clones agréés : 75 – 76 – 77 – 78 – 95 – 96 – 116 – 117 – 118 – 119 – 121 – 122 – 124 – 125 – 128 – 130 – 131 – 132 – 277 – 352 – 414 – 415 – 548 – 549 – 809.

Crus savoyards : le Chardonnay est cultivé dans la quasi totalité du terroir savoyard sans donner aucun cru particulier.

Vin : si la maturité est insuffisante, le vin est mince et herbacé. A maturité, le vin est vif, distingué, solide, titrant au maximum 13°, de longue conservation, avec un goût fruité et une acidité marquée, d’où la fermentation malolactique et l’élevage en fût de bois.
La diversité des vins permet de les servir avec des terrines, des poissons, des moules, des rôtis ou des fromages.