Le vignoble de la cluse de Chambéry est connu depuis le Xème siècle, dès le XIème siècle le vin blanc de Chignin est qualifié d’ « optimi vini ». Le Marquis Costa de Beauregard notait en 1774 que la vigne était cultivée ici en berceau sur des cerisiers de trois mètres de haut dont les branches étaient entrecroisées. Cette méthode a aujourd’hui complètement disparu dans les environs.

La cluse de Chambéry se faufile entre le massif des Bauges et celui de la Chartreuse. C’est un carrefour entre la vallée du Grésivaudan, la combe de Savoie et la vallée de Chambéry. Son vignoble s’épanouit sur des boues glaciaires, d’anciens alluvions ou des sols peu calcaires mais reposant sur un sous-sol caillouteux.

En 1248 l’éboulement de 0,5 km3 de pierrailles du Mont Granier modifia une partie du paysage géologique de la vallée en engendrant un relief chaotique constitué de formations variées à dominante argilo-calcaire où se trouvent mêlés des gros blocs peu altérés.
Des effondrements moins importants ont eu lieu, notamment en 1953, heureusement sans conséquences. Sur ces terrains difficiles poussent les célèbres cru Abymes et Apremont, ils s’étagent entre 290 et 500 mètres d’altitude. Le cépage roi est ici la Jacquère.

A la croisée de la Cluse de Chambéry et de la Combe de Savoie,
le petit lac de St André au milieu des vignes.

En face sur le revers nord-est de la cluse de Chambéry pousse le cru Monterminod. Exposé plein sud il occupe un placage morainique lessivé sur les hauteurs de St Alban-Leysse.
Les vignobles de Barby (Corgnoles), d’Aix-les-Bains (Touvières) et du Bourget-du-Lac (Charpignat) ont disparu.