Synonymes : Gamay noir …

Origine : si Gamay est le nom d’un village bourguignon situé entre Meursault et Santenay il n’a probablement pas donné son nom au fameux cépage dont l’origine est difficile à certifier : certains auteurs la situent dans le Beaujolais quand d’autres affirment que le Gamay était cultivé en Galles du sud-est avant l’occupation romaine…

Aire de culture : le Gamay est cultivé principalement en Bourgogne, dans le Beaujolais, dans la Loire et en Auvergne. Il est probable qu’il n’a été introduit en Savoie qu’après la crise phylloxérique. Grâce à sa grande faculté d’adaptation il couvre aujourd’hui 18 % de la surface du vignoble savoyard, 14 % de celui de l’Ain et 5 % de l’Isère, c’est le cépage rouge dominant.

Caractéristiques : plant peu vigoureux mais fertile, à sarments érigés. Les feuilles en dents de scie sont de taille moyenne, lisses et planes, de couleur vert clair qui rougit partiellement en automne. Le sinus pétiolaire en forme de V est ouvert. Les grappes sont nombreuses, elles aussi de taille moyenne, cylindriques et compactes

Les grains moyens, légèrement allongés, de couleur violet-bleu presque noir avec un film cireux. La pellicule est mince, la pulpe est juteuse. De maturité précoce le Gamay a un bon rendement, même s’il est assez sensible à toutes les maladies de la vigne. Sa teneur en alcool avoisine naturellement les 11°.
Le rendement est fixé entre 62 et 72 hl/ha pour les A.O.C., et 60 et 69 pour les A.O.C. suivis d’un nom de cru.

Clones agréés : 102 – 105 – 106 – 160 – 166 – 167 – 222 – 282 – 283 – 284 – 285 – 355 – 356 – 357 – 358 – 359 – 426 – 427 – 428 – 488 – 489 – 490 – 509 – 510 – 511 – 512 – 564 – 565 – 615 – 616 – 656 – 657 – 787.

Crus savoyards : s’il est présent dans la quasi totalité du vignoble savoyard, le Gamay est reconnu principalement dans deux crus : à Jongieux et en Chautagne.

Vin : titrant au maximum 13°, les vins sont en général pourpre clair, pauvres en tanins, frais avec des arômes caractéristiques fruités de fruits rouges et un nez de rose fanée. On est souvent plus sensible “au charme de sa fraîcheur juvénile qu’au bouquet qu’il pourrait élaborer au fil des ans”, il est vrai qu’il est moins propice au vieillissement que la Mondeuse.

Le Gamay peut également être élaboré en un rosé au parfum léger qui pourrait tenir tête à nombre de rosés méridionaux.
Quelques vignerons travaillent aujourd’hui une petite partie de leur Gamay en un vin de dessert, rosé et pétillant, surprenant de fruité et de fraîcheur, qui rappelle heureusement aux amateurs les vins de Cerdon.