Origine : On ne connait pas formellement l’origine de ce cépage qui a été un temps rappoché de la famille du Riesling, ce qui a été démenti. L’hypothèse la plus plausible serait que la Rèze soit un descendant du Prié valdôtain, importé par le col du Grand-Saint-Bernard.

De récents tests ADN l’ont déterminée comme génitrice d’autres cépages alpins comme la Diolle, la Grosse Arvine, le Cascarolo Bianco, le Groppello ddi Revo et la Nosiola.

On trouve une première trace écrite sur la Rèze dans Registrum cancellarie sedunensis de Vercorens de Anivesio 1288-1314 un registre d’actes du Val d’Anniviers, ce qui en fait un des plus anciens cépages cultivés dans le Valais. Pendant des siècles, la Rèze fut un cépage dominant en Valais, elle a considérablement régressé depuis pour n’occuper que 21,285 ha en 2008.

On ne dispose pas d’archives explicites sur la présence de la Rèze en Maurienne. Le rapprochement entre la Rèze et le Blanc de Maurienne est très récent.

Aire de culture : La Rèze est cultivée dans le Valais Suisse. Elle a retrouvé depuis peu son terroir ancestral de Maurienne.

Synonymes : Mauvaise rèze, Petite rèze, Raise, Räsi, Ressi, Blanc des Evêques, Blanc de Maurienne.

Description : Grappes de taille moyenne, simples et lâches. Baies de taille moyenne, jaunes ou légérement rosées. Feuilles de taille moyenne, fortement découpées. Sinus pétiolaire assez large en U ou en V.

Vin : La Rèze était autrefois utilisée pour la fabrication du mythique” Vin des Glaciers”, vin oxydatif créé par l’adjonction dans des fûts de mélèze de chaque nouveau millésime aux précedents ; elle a été remplaceé par le Gutedel.

Ce cépage rustique a fini par disparaitre du Valais et de Savoie, remplacé par d’autres dont le potentiel de production et la qualité étaient supérieurs.
Dans le Valais, le vin tiré de la Rèze est âpre, acide, sec et riche en alcool. Il serait prématuré de décrire son expression savoyarde.